Tout sur les piqures de moustiques

Pourquoi ça pique, un moustique ?

Ce sont les femelles qui piquent, pour satisfaire leur besoin de protéines qui leur permettront ensuite de développer leurs œufs. Ces protéines, elles vont les trouver dans le sang de leurs victimes, en général des vertébrés, (oiseaux, mammifères…) et en particulier l’être humain.
Avant de prélever le sang, le moustique crache d’abord sa salive qui lui sert d’anticoagulant. En effet, le sang dans son état d’origine, est trop épais pour passer par la trompe, et la salive sert donc de « fluidifiant ». Accessoirement, c’est aussi cette salive qui crée « le bouton » et rend la piqûre plus ou moins irritante et plus grave, c’est elle aussi qui transmet les virus dont le moustique est quelques fois porteur.

Comment ça pique un moustique ?

Le moustique effectue des piqûres « intraveineuse ». Ses organes palpeurs lui permettent de trouver le vaisseau qui va pouvoir le nourrir. Puis il enfonce doucement sa trompe et « fait le plein » en parfois moins d’une minute.

Le moustique, vecteur de maladie : explication du processus de contamination

Lorsque le moustique pique, il prélève le sang de « son hôte », mais aussi d’éventuels virus ou parasites susceptibles de l’infecter lui-même. Lorsqu’il pique un autre hôte, le moustique ainsi contaminé va alors recracher des virus ou parasites qui peuvent contaminer à son tour ce « nouvel hôte ».

Piqûre de jour, piqûre de nuit…

Nous savons tous que les moustiques piquent de préférence à certaines heures de la journée, le plus souvent à l’aube et au crépuscule (les culex notamment). D’autres piquent plutôt de jour (les Aedes, famille à laquelle appartient le moustique Tigre) et certaines espèces, plus rares, sont agressives jour et nuit (Culex modestus).
Quoiqu’il en soit et d’une manière générale, les moustiques piquent de préférence un sujet situé à l’ombre plutôt qu’au soleil

Les peaux qui attirent les moustiques : odeur, transpiration, bière, peau de bébé… Une nouvelle étude permet d’y voir plus clair !

Nous ne sommes pas tous égaux devant les moustiques et, dans un lieu donné, certains se font dévorer alors que leur voisin sera totalement épargné…
La bonne nouvelle, c’est que les moustiques ne sont ni racistes, ni féministes ou machistes ! La différence qu’ils font n’est pas entre noirs et blancs, ou hommes et femmes, elle est ailleurs. Ce que l’on sait de manière certaine, c’est que la chaleur du corps humain attire les moustiques (30-37°C, c’est idéal pour un moustique). Un corps fiévreux sera trop chaud au goût du moustique, et de ce fait sera plutôt épargné. Mais, il n’y a pas que ça : le moustique repère sa cible grâce à son odorat, et son système olfactif est capable de déceler une odeur à plus de  10 mètres de distance. Outre le dioxyde de carbone, il peut être attiré par la présence d’acides gras comme l’acide butyrique, l’acide lactique ou d’autres substances à l’odeur d’ammoniaque, émis par la respiration de la peau.

Une étude récente prouve que cette inégalité face aux moustiques serait liée en particulier au patrimoine génétique. Alors, bonne ou mauvaise nouvelle ?
En résumé, l’étude de la London School and Tropical Medecine a consisté à comparer l’attirance d’une espèce de moustique tigre (Stegomyia Aegypti) pour les odeurs corporelles de vrais jumeaux (patrimoine génétique parfaitement identique), puis de faire la même expérience avec de faux jumeaux (patrimoine génétique différent).
Résultat : les moustiques sont attirés indifféremment par chacun des vrais jumeaux, alors qu’ils montrent statistiquement une préférence pour l’un des faux jumeaux : celui dont le patrimoine génétique régule des sécrétions de peau dont les odeurs seront plus attirante pour eux.

C’est une découverte importante car elle ouvre de nouvelles voies (traitement génétique…) pour définir des stratégies de défense face à des moustiques dont on sait qu’ils ont une forte capacité d’adaptation aux conditions météorologiques comme aux répulsifs et autres insecticides.

Plus généralement, des scientifiques américains ont identifié plus de 340 odeurs émises par la peau humaine, susceptibles d’attirer les moustiques. La sueur elle-même n’est pas un facteur d’attraction, si ce n’est qu’elle révèle ou réveille des odeurs, qui elles, peuvent attirer les moustiques. Parmi les odeurs étudiées, par exemple, celle que déclenche la consommation de bière, dont des chercheurs ont prouvé qu’elle pouvait attirer les anophèles responsables de la transmission du paludisme (http://effetsdeterre.fr/2010/03/04/les-moustiques-du-palu-aiment-la-bière/). Autre odeur incriminée : celle des urines, en particulier celles contenant des œstrogènes pour les femmes au milieu de leur cycle menstruel…

Une précision qui concerne les bébés : Ils ne sont ni plus ni moins concernés que les autres. Pour mémoire, l’appareil optique du moustique est peu performant, il est sensible à la lumière, aux mouvements et à la couleur. Les yeux n’entrent en fonction qu’à proximité de l’hôte (1m50). Le système sensoriel, situé au niveau des antennes, est plus développé chez le mâle (qui en pique pas !) mais interviendrait aussi dans l’attraction vers l’hôte pour la femelle affamée. Attention aux ronfleurs !

Et la lumière ?

La lumière n‘attire pas les moustiques. En fait ce qui les attire, quand on a la fenêtre ouverte, c’est le CO2 qui sort par la fenêtre. De même dans votre chambre, ce qui fait qu’il vous tourne autour, c’est votre respiration et le CO2 que vous expirez…

Contre les allergies

L’allergie est déclenchée par les protéines  contenues dans la salive du moustique piqueur. L’organisme va d’abord être sensibilisé à la première piqûre, et c’est la 2ème piqûre qui va déclencher l’allergie.
Les mesures préventives s’appliquent chez tout enfant ayant présenté des réactions indésirables, allergiques ou non allergiques. Elles reposent sur des conseils simples de protection cutanée, l’utilisation de répulsifs, en prenant garde à la toxicité de certains d’entre eux, et l’utilisation d’antihistaminiques.

http://www.allergienet.com/fond-documentaire-articles/e-bidat-prevention-allergies-moustiques.pdf