PROLIFERATION INHABITUELLE DE MOUSTIQUES DANS L’ESSONNE

Depuis début juin, le département de l’Essonne (91) est sujet à une prolifération inhabituelle de moustiques.

Les zones de la prolifération

La prolifération se situe majoritairement dans le Nord-est du département. Les villes touchées sont :

vigilance-moustiques : Carte Essonne Prolifération inhabituelle
– Nozay
– Saint michel sur orge
– Morsang sur orge
– Vauhallan
– Savigny sur orge
– Sainte Geneviève des bois
– Villemoisson sur orge
– Saulx les chartreux
– Draveil
– Leuville sur orge
– Villebon sur yvette
– Chilly mazarin
– Ballainvilliers
– Athis-mons
– Boussy Saint antoine
– Longjumeau

Témoignages des habitants

Les essonniens victimes des moustiques qui nous déclarent des cas nous relatent les mêmes informations. Les différents types de moustique (culex, tigre, anophèle ou commun) piquent tout au long de la journée, dès le matin pour les tigres et le soir pour les autres. La plupart des gens touchés habitent près de l’Orge, de différentes étendues d’eau ou de jardins mal entretenus, des conditions très favorables au développement des larves. Certains habitants victimes de piqûres se plaignent de piqûres douloureuses et rougeâtres.

L’action des élus

Dans le département, certaines communes ont déjà commencé à prendre des mesures pour limiter la prolifération. A Yerres, depuis l’année dernière par exemple, une politique de démoustication des eaux stagnantes de la commune a été mise en place avec des résultats encourageants, et inoffensifs pour la faune et la flore. A Sainte-Geneviève-des-Bois en revanche, on envisage des mesures plus écologiques : La commune veut planter des arbres fruitiers pour y faire revenir les oiseaux et installer des nichoirs pour les chauves-souris, autant d’espèces prédatrices naturelles du moustique.

Un problème récurrent face auquel il faut améliorer les solutions de prévention et de protection

Déjà en 2018, nous recevions des déclarations de prolifération inhabituelle dans ce département, issues de la même zone géographique et des mêmes communes.
Face à ce type de problématique, il apparaît important de mieux protéger les populations, d’autant plus que le moustique tigre y est déclaré officiellement implanté et actif.
A titre individuel, dans le domaine privé, il est donc nécessaire de faire connaitre les bons gestes pour limiter leur prolifération au maximum : éviter les points d’eau stagnante, qu’il convient de vider, de renouveler ou de traiter avec des larvicides.
Au-delà, dans le domaine public, il apparaît nécessaire de mobiliser les puissances publiques pour mettre en œuvre de véritables dispositifs spécifiques de lutte Anti-Moustiques, organisés au niveau du département et des communes concernées.