Moustique Tigre : la nouvelle carte 2016

La surveillance spécifique du moustique Tigre est devenue nécessaire en France pour plusieurs raisons

1-  Cette espèce de moustique est nouvelle en zones tempérées, et provoque de nouvelles situations d’alertes sanitaires.

2-  Le moustique Tigre est vecteur potentiel de maladies graves (la dengue, le chikungunya et dans une moindre mesure le virus Zika), lesquelles connaissent des épisodes épidémiques réguliers dans des zones touristiques (et en particulier dans nos départements d’outre-mer) très appréciées par les voyageurs français et européens, qui représentent donc autant de facteurs de risques une fois revenus dans l’hexagone.

3-  La colonisation du territoire français par le moustique Tigre est de plus en plus rapide  et concerne maintenant 51 départements (30 en vigilance rouge, 21 en vigilance orange).

4-  Les phénomènes épidémiques sont très rapides pour se propager. On se souvient de l’Italie en 2007, période où le chikungunya  et la dengue n’étaient pas spécialement surveillés.

-  Fin juin: une personne porteuse de la maladie arrivait dans le pays.
-  Début juillet, le premier cas autochtone était déclaré,
-  Au bout d’un mois et demi on recensait 300 cas…

2016: Moustique tigre  en France: la progression s’accélère en métropole : 30 départements en vigilance rouge – 21 départements en  vigilance orange – 36 départements sous veille entomologique.

La plateforme web Vigilance moustiques alerte sur l’accélération significative de la progression du moustique tigre en métropole, et sur la nécessité d’amplifier l’appel à la vigilance citoyenne dans les départements en vigilance orange.

L’animation vidéo disponible sur le site www.vigilance-moustiques.com s’arrête en Avril 2015; la version 2016 est en cours d’élaboration.

Comme chaque année, la direction générale de la santé a lancé le 1er mai  le plan national anti-dissémination contre la dengue et le chikungunya rebaptisé (depuis l’identification du risque Zika) « plan anti-dissémination d’arboviroses », et a concentré sa communication sur les 30 départements où le moustique tigre est déclaré « implanté et actif »  (signalés en rouge sur la carte actualisée vigilance moustiques 2016).

Mais cette année encore, le dispositif s’intensifie notablement, face à une progression du moustique qui s’accélère. Et au-delà des 30 départements signalés en rouge, le plan anti-dissémination a étendu son dispositif de veille entomologique (réservé à l’étude de zones sensibles) à 57 départements, ce qui porte à 87 départements au moins, la couverture du plan anti-dissémination d’arboviroses. 21 d’entre eux ont d’ores et déjà enregistré ponctuellement la présence du moustique tigre dans les années passées et ont été placés en vigilance orange. Cette veille a été confié à différentes EID (Ententes Départementales de Démoustication): EID Méditerranée, EID Atlantique EID Rhône Alpes, l’Agence Régionale de Santé en Corse, et 2 associations d’entomologistes en Alsace (SLM 67 et les Brigades vertes du Haut-Rhin).

Le Moustique tigre région par région 

Vigilance-moustiques publie ci-dessous une carte actualisée, la carte de France du moustique tigre la plus complète en informations, toutes issues de sources officielles françaises.

Celle-ci reprend non seulement les 30 départements « rouges » où le moustique est « implanté et actif » mais aussi les 21 départements « orange » où le moustique tigre a été intercepté ponctuellement dans les années passées, ainsi que 36 départements supplémentaires (au moins) concernés par le dispositif de veille entomologique.

Carte Aedes Albopictus 2016

 

Cette carte, présentée région par région, donnent la liste suivante, complétée par la liste 2015 des communes surveillées via le dispositif de nids pondoirs  :

Moustique Tigre dans le Nord-Pas-de-Calais / Picardie

Veille entomologique dans le Nord : surveillance dans les communes de Dunkerque, Lomme et Lesquin.
Veille entomologique dans le Pas-de-Calais : surveillance dans les communes de Calais et Dourges.

Veille entomologique  dans l’Oise : surveillance dans la commune de Mesnil-en-Telle.

Veille entomologique dans l’Aisne et la Somme

Moustique Tigre en Normandie :

Veille entomologique  en Seine Maritime : surveillance dans les communes de Grand-Couronne, Le Havre, Lillebonne et Rouen.

Veille entomologique dans l’Eure,

Veille entomologique dans l’Orne (où le moustique tigre a été intercepté en 1999) : surveillance dans la commune de Montsecret.

Veille entomologique dans le Calvados (où le moustique tigre a été intercepté en 2004) : surveillance dans les communes de Caen, Honfleur et Saint Pierre-sur-Dives.
Veille entomologique dans la Manche : surveillance dans la commune de Valognes.

Moustique Tigre en Ile de France

Vigilance rouge dans le Val de Marne: surveillance dans la commune de Rungis.

Vigilance orange à Paris .

Vigilance orange en Seine-Saint-Denis : surveillance dans la commune de Epinay-sur-Seine.

Veille entomologique dans le Val d’Oise (où le moustique tigre a été intercepté en 2002) :  surveillance dans les communes de Bonneuil-en-France, Goussainville.

Veille entomologique dans les Hauts-de-Seine : surveillance dans la commune de Courbevoie.
Veille entomologique en Seine-et-Marne.
Veille entomologique dans les aéroports parisiens : Roissy, Orly et le Bourget.

Moustique Tigre en Alsace Lorraine Champagne Ardenne

Vigilance rouge dans le Bas-Rhin: surveillance dans les communes de Brumath, Kilstett, Lauterbourg, Marckolsheim, Orschwiller, Ostwald, Rhinau, Roeschwoog, Seebach, et Strasbourg.

Vigilance orange dans le Haut-Rhin: surveillance dans les communes de Battenheim, Burnhaupt-le-Bas, Ensisheim, Hombourg, Ottmarsheim, Sainte Croix-en-Plaine, Saint Louis, et Sausheim.

Veille entomologique : Vosges, Meurthe et Moselle, Moselle

Moustique Tigre en Bourgogne-Franche-Comté

Vigilance rouge en Saône-et-Loire : surveillance dans les communes de Chalon-sur-Saône, Mâcon, Saint Rémy et Tournus.

Vigilance orange dans l’Yonne : surveillance dans les communes de Precy-sur-Vrin, Sceaux et Venoy.

Vigilance orange en Côte d’Or : surveillance dans les communes de Beaune, Dijon, Fontaine-les-Dijon et Merceuil.

Vigilance orange dans le Jura (2013).

Vigilance orange dans le Doubs : surveillance dans les communes de Besançon, Ecot, Exincourt, Marchaux et Sochaux.
Veille entomologique dans le Territoire de Belfort : surveillance dans la commune de Danjoutin.

Vigilance entomologique dans la Nièvre

Moustique Tigre dans la Région Centre

Vigilance orange dans l’Indre, l’Indre et Loire et le Loir-et-Cher (où le moustique tigre a été intercepté en 2014) : surveillance dans la commune de Chaumont-sur-Tharonne.
Veille entomologique dans le Cher :
 surveillance dans la  commune de Marmagne.
Veille entomologique dans le Loiret : surveillance dans les communes de Ormes et Saran.

Moustique Tigre en Bretagne

Veille entomologique dans le Finistère : surveillance dans la commune de Plomelin.
Veille entomologique dans le Morbihan : surveillance dans les communes de Lorient et de Pontivy.
Veille entomologique dans les Côtes-d’Armor.
Veille entomologique dans l’Ile-et-Vilaine.

Moustique Tigre dans les Pays-de-la-Loire

Vigilance rouge en Vendée (moustique tigre intercepté à Fontenay-le-Comte) : surveillance dans les communes d’Auzay, Chavagne-en-Paillers, Fontenay-le-Comte, La Roche-sur-Yon, Les Herbiers, Sainte Hermine et Les Essarts.
Veille entomologique en Loire-Atlantique :
 surveillance dans les communes de Bouguenais, Montoir-de-Bretagne, Nantes, Remouille, Saint Aignan de Grand-Lieu, Saint Etienne de Montluc et Vertou.
Veille entomologique dans le Maine-et-Loire : surveillance dans les communes d’Angers, Beaulieu-sur-Layon, Cholet, Saumur, Saint Sylvain d’Anjou et de Trementines.

Veille entomologique dans la Sarthe et en Mayenne

Moustique Tigre en Aquitaine Limousin Poitou-Charentes

Vigilance rouge dans le Lot-et-Garonne et la Gironde.
Vigilance rouge dans les Pyrénées Atlantiques : 
surveillance dans les communes de  Bayonne, Mouguerre, Biarritz, Bidart, Biriatou, Ger, Hendaye, Lacq-Audéjos, Orthez, Pau, Poey-de-Lescar, Sames, Serre-Morlàas, Thèze et Urrugne.
Vigilance rouge dans les Landes : 
surveillance dans les communes de Aire-sur-Adour, Castets, Dax, Gaillères, Hastingues, Labenne, Saugnacq-et-Muret, Benesse-Maremme, Magesq, Onesse-Laharie, Labouheyre, Lesperon, Mimizan, Mont-de-Marsan, Peyrehorade, Roquefort, Saubion, et Saint Paul-les-Dax.
Vigilance rouge en Dordogne : 
surveillance dans les communes de Bergerac, La Bachellerie, Sourzac, Périgueux, Saint Laurent-du-Manoire, et Sarlat-la-Caneda.

Vigilance orange en Charente Maritime (2013) : surveillance dans les communes de Bedenac, Boisredon, Cabariot, Chermignac, Crazannes, Doeuil-sur-le-Mignon, Fenioux, Jonzac, La Benate, La Rochelle, Port d’Envaux, Rochefort, Royan, Saint Ciers, Saint Léger, Saint Palais-de-Phiolin, Saintes et Saint Jean d’Angely.
Vigilance orange dans les
 Deux-Sèvres (moustique tigre intercepté en 2014) : surveillance dans les communes de Faye-sur-Ardin, Gournay-Loize, Granzay-Gript, Limalonges, Niort, Pamproux, Saint Neomaye, Sainte Eanne et Vouillé.
Veille entomologique dans la haute Vienne et dans la Vienne
 (où le moustique tigre a été intercepté en 1999) : surveillance dans les communes de Coulombiers, Jaunay-Clan, Poitiers, Naintré, Payre, Vivonne et Vouneuil-sous-Biard.
Veille entomologique en Charente : surveillance dans les communes d’Anais, Angoulême, Barro, Champniers, Cognac, Maine-sur-Boixe, Oriolles, Roullet-Saint-Estèphe, Ruffec et Saint Projet.

Veille entomologique en Corrèze : surveillance dans les communes de Brive-la-Gaillarde, Tulle et Vitrac-sur-Montane.

Moustique Tigre en Auvergne Rhone Alpes

Vigilance rouge dans le Rhône, l’Isère, la Drôme, l’Ardèche et la Savoie.
Vigilance rouge dans l’Ain : surveillance dans les communes d’Amberieu-en-Bugey, Anglefort, Bellegarde-sur-Valserine, Belley, Bellignat, Beynost, Bourg-en-Bresse, Chatillon-en-Michaille, Dagneux, La Boisse, Meximieux, Miribel, Montagnat, Montluel, Neyron, Oyonnax, Peronnas, Saint Denis-les-Bourg, Saint Maurice-les-Beynost.

Vigilance Orange en Haute Savoie: surveillance dans les communes d’Amancy, Ambilly, Annecy, Annemasse, Bonneville, Cluses, Cran-Gevrier, Dingy-sur-Foron, Metz-Tessy, Nangy, Neydens, Saint Julien-en-Genevois, Seynod et Valleiry.
Vigilance orange dans la Loire : surveillance dans les communes d’Andrezieux-Boutheon, Feurs, Firminy, La Grand-Croix, La Talaudière, Le Chambon-Feugerolles, Montbrison, Rive-de-Gier, Roanne, Saint Chamond, Saint Etienne et Sorbiers.

Vigilance orange dans l’Allier : surveillance dans la commune de Doyet.

Veille orange dans le Puy-de-Dôme :  surveillance dans les communes de Clermont-Ferrand, Issoire et Le Broc.

Vigilance orange en Haute-Loire (moustique tigre intercepté en 2014) : surveillance dans la commune de Lorlanges.

Veille entomologique dans le Cantal

Moustique Tigre en région PACA

Vigilance rouge dans les Alpes Maritimes, le Var, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, les Alpes de Haute-Provence.
Vigilance orange dans les Hautes-Alpes : surveillance dans les communes de Briançon, Embrun, Gap, La Batie Neuve, Laragne, L’Argentière-la-Besse, Serres et Veynes.

Moustique Tigre en Corse

Vigilance rouge en Haute Corse et Corse du Sud

Moustique Tigre dans le Midi Pyrénées Languedoc Roussillon

Vigilance rouge dans le Gard, l’Hérault, l’Aude, les Pyrénées Orientales.

Vigilance rouge en Haute-Garonne.
Vigilance rouge dans le Tarn : 
surveillance dans les communes de Albi, Carmaux, Castres, Gaillac, Lavaur, Mazamet et Realmont.

Vigilance rouge dans le Lot : surveillance dans les communes de Cressenssac et Labastide-Murat.

Vigilance rouge dans le Tarn-et-Garonne : surveillance dans les communes de Castelsarrasin, Montauban, Montpezat de Quercy et Saint Nicolas de la Grave.

Vigilance orange en Lozère (moustique tigre intercepté en 2014) : surveillance dans les communes de Florac, Les Monts-Verts, Marvejols et Mende.

Vigilance orange dans l’Aveyron : surveillance dans les communes de Baraqueville, Millau, Naucelle, Olemps, Onet-le-Château, Rodez et Severac-le-Château.

Vigilance orange en Ariège : surveillance dans les communes de Foix, La Tour-du-Crieu, Pamiers, Saint Jean-du-Falga, Saverdun, Tarascon-sur-Ariège et Varilhes.
Veille entomologique dans le Gers : surveillance dans la commune de Auch

Veille entomologique dans les Hautes Pyrénées

Sources : 1-site www.sante.gouv.fr, 2-le journal officiel, 3- VBORNET – « European Centre for Disease Prevention and Control » dont l’un des relais en France est le CNEV. 4-Circulaire de la DGS du 1 er Avril qui prévoie que « le dispositif de surveillance entomologique mis en place dans les départements non classés par la Direction Générale de la Santé est systématiquement renforcé dans les départements voisins ».

Départements en « vigilance orange » : une veille citoyenne encore plus nécessaire

L’expérience montre que les départements Orange passent la plupart du temps au rouge et méritent donc une attention particulière. Vigilance-moustiques estime encore plus nécessaire une veille citoyenne dans ces départements en « vigilance orange » puisqu’ils ne sont pas encore inscrits dans la liste des 30 départements en vigilance rouge, et ne bénéficient donc pas des dispositifs de veille épidémiologique exceptionnels et remarquables d’efficacité prévus dans le cadre du plan anti-dissémination contre les arboviroses

Plan anti-dissémination d’arborviroses en Métropole :

Le « plan anti-dissémination d’arboviroses en Métropole » prévoie différents niveaux de surveillance et d’alerte :
Vert : (stade 0-a) c’est l’état normal d’une situation  ou rien de particulier n’est à déclarer, mais le dispositif de « veille sanitaire » permanent est en place, organisé autour des Agences Régionales de Santé et qui permet de détecter tout cas significatif, le plus rapidement possible.
Jaune : Un dispositif supplémentaire de veille est mis en place dans certains départements, en général motivés par la crainte d’une menace particulière. Il s’agit d’un dispositif de surveillance entomologique qui prévoie :

-  l’identification de zones sur une carte territoriale, sur lesquelles des observations sont effectuées sur le terrain tout au long de la saison et qui permettent de voir évoluer la présence de gites larvaires. Dans ces zones, on observe des gites naturels mais on installe aussi des pièges pondoirs.

-  des équipes mobilisées pour faire ces observations et les analyser

Orange (stade 0-b): Le moustique Tigre a été intercepté (et authentifié) de manière ponctuelle. On ne peut pas encore dire s’il est implanté durablement ou s’il va pouvoir disparaître.

Rouge (Stade 1): le moustique Tigre est « implanté et actif ». Cette espèce en effet a la capacité de s’adapter aux conditions hivernales rigoureuses de certaines de nos régions, et peut assez rapidement réapparaître  chaque année, avec les beaux jours

Pourpre (Stade 2): cette couleur est réservée pour les départements où un ou plusieurs des cas de maladies « autochtones » (dengue ou chikungunya) sont recensés, avec plusieurs stades, propres aux phénomènes épidémiques
Stade 2-  cas isolé
Stade 3-  cas de foyer épidémique (à partir de 2 cas déclarés, groupés dans le temps et l’espace)
Stade 4-  cas de plusieurs foyers humains distincts et autochtones
Stade 5-  cas de répartition diffuse de cas humains autochtones au-delà des foyers déjà individualisés.

A chaque cas correspond un dispositif de réponse proportionnelle, qui prévoie dans les territoires concerné:
-  des procédures accélérées de détection de cas suspect
-  des procédures de déclaration accélérée des cas avérés
-  des actions d’information et d’alerte vers les professionnels de santé
-  des dispositifs éventuels de désinsectisation coordonnés par les préfectures dans les périmètres concernés
-  des actions de communication auprès du grand public, graduelles selon la proximité avec les cas déclarés.

C’est grâce à la performance de ce type de dispositif que les autorités sanitaires et les organismes en charge de la surveillance ont pu préserver jusqu’à maintenant la Métropole de ces menaces d’épidémie.

Moustique tigre : comment le reconnaître ? – ce qu’il faut savoir sur lui

L’AedesAlbopictus est plus petit qu’une pièce de 1 cent (il ne mesure que quelques millimètres), il a un vol assez lent et il est facile à écraser en vol. Vu de plus près, on distingue qu’il est noir avec des rayures blanches sur les pattes et sur l’abdomen, ce qui lui vaut son surnom de moustique tigre (on aurait dû l’appeler moustique zèbre, mais il perdait sa connotation dangereuse.

Habitué dès son origine asiatique à naître dans des petits gites (plantes retenant l’eau), il a pu aisément coloniser toutes sortes de gites larvaires accidentels que lui propose l’environnement urbain et péri-urbain : coupelles sous les pots de fleurs, arrosoirs, vieux pneus, gouttières bouchées, etc…). La meilleure solution pour mieux s’en prémunir est de vider toutes ces petites « retenues d’eau » ou de les renouveler au moins une fois par semaine (cf article : http://vigilance-moustiques.com/moustiques-en-france/comment-se-proteger/)

Venu d’Asie, le moustique tigre est d’une adaptabilité hors du commun, ce qui lui a permis de coloniser 60 pays dans le monde, et de faire partie des 10 espèces les plus invasives au monde (source signalement-moustique.fr).

Taille moustique tigre