Moustique Tigre : la progression s’accélère

La surveillance spécifique du moustique Tigre est devenue nécessaire en France pour plusieurs raisons

1-Cette espèce de moustique est nouvelle en zones tempérées, et provoque de nouvelles situations d’alertes sanitaires.
2-Le moustique Tigre est vecteur potentiel de maladies graves (la dengue et le chikungunya) lesquelles connaissent des épisodes épidémiques réguliers dans des zones touristiques (et en particuliers dans nos départements d’outre-mer) très appréciées par les voyageurs français et européens, qui représentent donc autant de facteurs de risques une fois revenus dans l’hexagone. De plus, le CNEV (Centre National d’Etude des Vecteurs) signalait dans une étude publiée récemment, que la souche française du moustique tigre « est parfaitement capable de transmettre la dengue et le chikungunya ».
3-La colonisation du territoire français par le moustique Tigre est de plus en plus rapide (pour voir l’animation vidéo, cliquez ici) et concerne maintenant une vingtaine de départements.
4-Les phénomènes épidémiques sont très rapides pour se propager. On se souvient de l’Italie en 2007, période où le chikungunya  et la dengue n’étaient pas spécialement surveillés.
-Fin juin: une personne porteuse de la maladie arrivait dans le pays.
-Début juillet, le premier cas autochtone était déclaré,
-Au bout d’un mois et demi on recensait 300 cas…

Moustique tigre  en France: la progression s’accélère en métropole : 18 départements en vigilance rouge -16 départements en  vigilance orange – 52 départements sous veille entomologique.

La plateforme web Vigilance moustiques alerte sur l’accélération significative de la progression du moustique tigre en métropole, et sur la nécessité d’amplifier l’appel à la vigilance citoyenne dans les départements en vigilance orange.

Une animation vidéo est disponible sur le site www.vigilance-moustiques.com

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Comme chaque année, la direction générale de la santé a lancé le 1er mai  le plan national d’anti dissémination contre la dengue et le chikungunya et a concentré sa communication sur les 18 départements où le moustique tigre est déclaré « implanté et actif »  (signalés en rouge sur la carte actualisée vigilance moustiques 2014).

Mais cette année, le dispositif s’intensifie notablement, face à une progression du moustique qui s’accélère. Et au-delà des 18 départements signalés en rouge, le plan anti-dissémination a étendu son dispositif de veille entomologique (réservé à l’étude de zones sensibles) à 52 départements, ce qui porte à 70 départements, la couverture du plan anti-dissémination contre la dengue et du chikungunya. 

Moustique tigre : Ne pas oublier les 16 départements en vigilance-orange

Vigilance-moustiques publie ci-dessus une carte actualisée, la carte de France du moustique tigre la plus complète en informations, toutes issues de sources officielles françaises.

Celle-ci reprend non seulement les 18 départements « rouges » où le moustique est « implanté et actif » mais aussi les 16 départements « orange » où le moustique tigre a été intercepté ponctuellement dans les années passées, ainsi que 36 départements supplémentaires concernés par le dispositif de veille entomologique.

Cette nouvelle carte, présentée par région, donne la liste suivante :

Moustique Tigre dans le Nord-Pas-de-Calais :

Veille entomologique dans le Nord : communes de Dunkerque, Lomme et Lesquin.

Veille entomologique dans le Pas-de-Calais : communes de Calais et Dourges.

Moustique Tigre en Picardie :

Veille entomologique  dans l’Oise : commune de Mesnil-en-Telle.

Moustique Tigre en Haute-Normandie :

Veille entomologique  en Seine Maritime : communes de Grand-Couronne, Le Havre, Lillebonne et Rouen.

Moustique Tigre en Ile-de-France :

Veille entomologique dans le Val d’Oise (où le moustique tigre a été intercepté en 2002) :  communes de Bonneuil-en-France, Goussainville.

Veille entomologique en Seine-et- Marne (où le moustique tigre a été intercepté en 2004) : commune de Chalmaison.

Veille entomologique dans les Yvelines.

Veille entomologique dans les Hauts-de-Seine : commune de Courbevoie.

Veille entomologique à Paris.

Veille entomologique en Seine-Saint-Denis : commune de Epinay-sur-Seine.

Veille entomologique dans le Val de Marne : commune de Rungis.

Veille entomologique dans les aéroports parisiens : Roissy, Orly et le Bourget.

Moustique Tigre en Alsace :

Veille entomologique dans le Bas-Rhin : communes de Brumath, Kilstett, Lauterbourg, Marckolsheim, Orschwiller, Ostwald, Rhinau, Roeschwoog, Seebach, et Strasbourg.

Veille entomologique dans le Haut-Rhin (où, par ailleurs, on a découvert sur la commune du Hésingue l’année dernière une autre espèce très invasive et potentiellement vectorielle : l’Aedes Japonicus.) : communes de Battenheim, Burnhaupt-le-Bas, Ensisheim, Hombourg, Ottmarsheim, Sainte Croix-en-Plaine, Saint Louis, et Sausheim.

Moustique Tigre en Franche-Comté

Vigilance orange dans le Jura (2013).

Veille entomologique dans le Doubs : communes de Besançon, Ecot, Exincourt, Marchaux et Sochaux.

Veille entomologique dans le Territoire de Belfort : commune de Danjoutin.

Moustique Tigre en Bourgogne

Vigilance orange dans l’Yonne : surveillance dans les communes de Precy-sur-Vrin, Sceaux et Venoy.

Vigilance orange en Côte d’Or : surveillance dans les communes de Beaune, Dijon, Fontaine-les-Dijon et Merceuil.

Vigilance orange en Saône-et-Loire (2013) : surveillance dans les communes de Chalon-sur-Saône, Mâcon, Saint Rémy et Tournus.

Moustique Tigre dans la Région Centre

Veille entomologique dans le Cher : commune de Marmagne.

Veille entomologique dans le Loiret : communes de Ormes et Saran.

Veille entomologique dans le Loir-et-Cher : commune de Chaumont-sur-Tharonne.

Moustique Tigre en Basse-Normandie

Veille entomologique dans l’Orne (où le moustique tigre a été intercepté en 1999) : surveillance dans la commune de Montsecret.

Veille entomologique dans le Calvados (où le moustique tigre a été intercepté en 2004) : surveillance dans les communes de Caen, Honfleur et Saint Pierre-sur-Dives.

Veille entomologique dans la Manche : commune de Valognes.

Moustique Tigre en Bretagne

Veille entomologique dans le Finistère : commune de Plomelin.

Veille entomologique dans le Morbihan : communes de Lorient et de Pontivy.

Moustique Tigre dans les Pays de la Loire

Veille entomologique en Loire-Atlantique : communes de Bouguenais, Montoir-de-Bretagne, Nantes, Remouille, Saint Aignan de Grand-Lieu, Saint Etienne de Montluc et Vertou.

Veille entomologique dans le Maine-et-Loire : communes d’Angers, Beaulieu-sur-Layon, Cholet, Saumur, Saint Sylvain d’Anjou et de Trementines.

Veille entomologique en Vendée : communes d’Auzay, Chavagne-en-Paillers, Fontenay-le-Comte, La Roche-sur-Yon, Les Herbiers, Sainte Hermine et Les Essarts.

Moustique Tigre en Poitou-Charentes

Veille entomologique dans la Vienne (où le moustique tigre a été intercepté en 1999) : surveillance dans les communes de Coulombiers, Jaunay-Clan, Poitiers, Naintré, Payre, Vivonne et Vouneuil-sous-Biard.

Vigilance orange en Charente Maritime (2013) : surveillance dans les communes de Bedenac, Boisredon, Cabariot, Chermignac, Crazannes, Doeuil-sur-le-Mignon, Fenioux, Jonzac, La Benate, La Rochelle, Port d’Envaux, Rochefort, Royan, Saint Ciers, Saint Léger, Saint Palais-de-Phiolin, Saintes et Saint Jean d’Angely.

Veille entomologique dans les Deux-Sèvres : communes de Faye-sur-Ardin, Gournay-Loize, Granzay-Gript, Limalonges, Niort, Pamproux, Saint Neomaye, Sainte Eanne et Vouillé.

Veille entomologique en Charente : communes d’Anais, Angoulême, Barro, Champniers, Cognac, Maine-sur-Boixe, Oriolles, Roullet-Saint-Estèphe, Ruffec et Saint Projet.

Moustique Tigre en Limousin

Veille entomologique en Corrèze : communes de Brive-la-Gaillarde, Tulle et Vitrac-sur-Montane.

Moustique Tigre en Auvergne

Veille entomologique dans l’Allier : commune de Doyet.

Veille entomologique dans le Puy-de-Dôme : Clermont-Ferrand, Issoire et Le Broc.

Veille entomologique en Haute-Loire : commune de Lorlanges.

Moustique Tigre en Rhône-Alpes

Vigilance rouge dans le Rhône, l’Isère, la Drôme, l’Ardèche.

Vigilance orange dans l’Ain : surveillance dans les communes d’Amberieu-en-Bugey, Anglefort, Bellegarde-sur-Valserine, Belley, Bellignat, Beynost, Bourg-en-Bresse, Chatillon-en-Michaille, Dagneux, La Boisse, Meximieux, Miribel, Montagnat, Montluel, Neyron, Oyonnax, Peronnas, Saint Denis-les-Bourg, Saint Maurice-les-Beynost.

Vigilance orange en Savoie : surveillance dans les communes d’Aiton, Aix-les-Bains, Albertville, Arbin, Bassens, Bourgneuf, Chambéry, Francin, Freney, Gilly-sur-Isère, La Motte-Servolex, La Ravoire, Montmellan, Saint Alban-Leysse, Saint Jean-de-Maurienne et Saint Martin d’Arc.

Vigilance orange en Haute-Savoie : surveillance dans les communes d’Amancy, Ambilly, Annecy, Annemasse, Bonneville, Cluses, Cran-Gevrier, Dingy-sur-Foron, Metz-Tessy, Nangy, Neydens, Saint Julien-en-Genevois, Seynod et Valleiry.

Veille entomologique dans la Loire : communes d’Andrezieux-Boutheon, Feurs, Firminy, La Grand-Croix, La Talaudière, Le Chambon-Feugerolles, Montbrison, Rive-de-Gier, Roanne, Saint Chamond, Saint Etienne et Sorbiers.

Moustique Tigre en région PACA

Vigilance rouge dans les Alpes Maritimes, le Var, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, les Alpes de Haute-Provence.

Vigilance orange dans les Hautes-Alpes : surveillance dans les communes de Briançon, Embrun, Gap, La Batie Neuve, Laragne, L’Argentière-la-Besse, Serres et Veynes.

Moustique Tigre dans le Languedoc-Roussillon

Vigilance rouge dans le Gard, l’Hérault, l’Aude, les Pyrénées Orientales.

Veille entomologique en Lozère : communes de Florac, Les Monts-Verts, Marvejols et Mende.

Moustique Tigre en Midi Pyrénées

Vigilance rouge en Haute-Garonne.

Vigilance orange dans l’Aveyron : surveillance dans les communes de Baraqueville, Millau, Naucelle, Olemps, Onet-le-Château, Rodez et Severac-le-Château.

Veille entomologique dans l’Ariège : communes de Foix, La Tour-du-Crieu, Pamiers, Saint Jean-du-Falga, Saverdun, Tarascon-sur-Ariège et Varilhes.

Veille entomologique dans le Tarn : communes d’Albi, Carmaux, Castres, Gaillac, Lavaur, Mazamet et Realmont.

Veille entomologique dans le Tarn-et-Garonne : Castelsarrasin, Montauban, Montpezat de Quercy et Saint Nicolas de la Grave.

Veille entomologique dans le Gers : commune de Auch.

Lot : surveillance dans les communes de Cressenssac et Labastide-Murat.

Moustique Tigre en Aquitaine

Vigilance rouge dans le Lot-et-Garonne et la Gironde.

Vigilance orange dans les Pyrénées Atlantiques : surveillance dans les communes de  Bayonne, Mouguerre, Biarritz, Bidart, Biriatou, Ger, Hendaye, Lacq-Audéjos, Orthez, Pau, Poey-de-Lescar, Sames, Serre-Morlàas, Thèze et Urrugne.

Veille entomologique en Dordogne : communes de Bergerac, La Bachellerie, Sourzac, Périgueux, Saint Laurent-du-Manoire, et Sarlat-la-Caneda.

Veille entomologique dans les Landes : communes de Aire-sur-Adour, Castets, Dax, Gaillères, Hastingues, Labenne, Saugnacq-et-Muret, Benesse-Maremme, Magesq, Onesse-Laharie, Labouheyre, Lesperon, Mimizan, Mont-de-Marsan, Peyrehorade, Roquefort, Saubion, et Saint Paul-les-Dax.

 

Sources : site www.sante.gouv.fr et VBORNET – « European Centre for Disease Prevention and Control » dont l’un des relais en France est le CNEV.

Départements en « vigilance orange » : une veille citoyenne encore plus nécessaire

L’expérience montre que les départements Orange passent la plupart du temps au rouge et méritent donc une attention particulière. Vigilance-moustiques estime encore plus nécessaire une veille citoyenne dans ces départements en « vigilance orange » puisqu’ils ne sont pas encore inscrits dans la liste des 18 départements en vigilance rouge, et ne bénéficient donc pas des dispositifs de veille épidémiologique exceptionnels et remarquables d’efficacité prévus dans le cadre du plan anti-dissémination contre la dengue et le chikungunya. Et pourtant, les chances d’y retrouver le moustique tigre y sont plus élevées qu’ailleurs…

Le plan dans les 18 départements de métropole en état d’alerte sur les risques épidémiques

Le 1er Mai , La Direction Générale de la Santé va lancer officiellement pour la 6ème année consécutive son plan national anti-dissémination de la dengue et du chikungunya qui prévoit notamment des dispositifs spécifiques de surveillance dans les 18 départements où le moustique tigre a été déclaré implanté et actif.

Ce dispositif se traduit sur le plan sanitaire par :

  • une sensibilisation des professionnels de santé et des laboratoires d’analyse
  • la déclaration et l’analyse accélérée des cas suspects (poussée brutale de fortes fièvres…)
  • la désinsectisation localisée autour des cas avérés
  • une communication vers les populations concernées

Pour mémoire : En 2013, un peu plus de 170 « cas importés » plus un « cas autochtone » (dans les Bouches du Rhône) de dengue ont été enregistrés.

Un dispositif de veille entomologique

L’état a aussi mis en place un dispositif de surveillance entomologique du territoire, en confiant en particulier les zones sensibles à des organismes publics experts (les EID-Ententes Interdépartementales de Démoustication Méditerranée, Atlantique, Rhone Alpes) ou bien des associations  d’entomologistes.

VIGILANCE-MOUSTIQUES milite pour ajouter à ce dispositif ciblé, « LA VIGILANCE-CITOYENNE », la seule en mesure de couvrir l’ensemble du territoire par l’association du grand public à cette nécessité

Quid des 16 départements où le moustique tigre a été « seulement » intercepté (et non déclaré « implanté et actif ») ?

Ces derniers sont « dans une zone grise », ni protégés par le plan anti-dissémination contre la dengue et le chikungunya, ni par l’absence avérée du moustique tigre…. Ici plus qu’ailleurs, l’appel à la « vigilance-citoyenne » est encore plus justifié.

Vigilance-moustiques salue la création du site www.signalement-moustique.fr

En 2013 Vigilance-moustiques, convaincu depuis l’origine de la nécessité d’associer le grand public à la « veille citoyenne », avait proposé aux organismes concernés de créer en concertation ce site de déclaration de cas. A cette époque, une partie des personnes rencontrées avaient exprimé des réserves sur l’intérêt d’une telle initiative. Nous nous réjouissons aujourd’hui de ce changement et nous ne manquerons pas de transmettre les cas qui auront été déclarés sur notre site.

Une question se pose à ce stade, à laquelle le site ne répond pas : quelle restitution peut-on attendre de la part du site? Il est demandé au public de faire un effort pour remplir le questionnaire, mais il n’est pas dit si le site compte informer le grand public en retour et de manière transparente, ni sous quelle forme.

www.vigilance-moustiques.com a choisi de restituer la totalité de l’information qu’elle a pu recevoir et vérifier sous forme de cartes actualisées, car nous pensons ainsi proposer un outil d’information clair, facile d’accès et efficace pour le grand public.

Un regret concernant www.signalement-moustiques.fr facile à corriger : l’information délivrée sur le site est incomplète : la Gironde ne figure pas dans la liste des départements où le moustique tigre est implanté et actif, ni les 15 autres départements où celui-ci a été intercepté ponctuellement et qui méritent de ce fait une meilleure association encore des citoyens à l’effort de veille.

« Plan anti-dissémination de la dengue et du chikungunya en Métropole » :

Le « plan anti-dissémination de la dengue et du chikungunya en Métropole » prévoie différents niveaux de surveillance et d’alerte :
Vert : (stade 0-a) c’est l’état normal d’une situation  ou rien de particulier n’est à déclarer, mais le dispositif de « veille sanitaire » permanent est en place, organisé autour des Agences Régionales de Santé et qui permet de détecter tout cas significatif, le plus rapidement possible.
Jaune : Un dispositif supplémentaire de veille est mis en place dans certains départements, en général motivés par la crainte d’une menace particulière. Il s’agit d’un dispositif de surveillance entomologique qui prévoie :
-l’identification de zones sur une carte territoriale, sur lesquelles des observations sont effectuées sur le terrain tout au long de la saison et qui permettent de voir évoluer la présence de gites larvaires. Dans ces zones, on observe des gites naturels mais on installe aussi des pièges pondoirs.
-des équipes mobilisées pour faire ces observations et les analyser
Orange (stade 0-b): Le moustique Tigre a été intercepté (et authentifié) de manière ponctuelle. On ne peut pas encore dire s’il est implanté durablement ou s’il va pouvoir disparaître.
Rouge (Stade 1): le moustique Tigre est « implanté et actif ». Cette espèce en effet a la capacité de s’adapter aux conditions hivernales rigoureuses de certaines de nos régions, et peut assez rapidement réapparaître  chaque année, avec les beaux jours
Pourpre (Stade 2): cette couleur est réservée pour les départements où un ou plusieurs des cas de maladies « autochtones » (dengue ou chikungunya) sont recensés, avec plusieurs stades, propres aux phénomènes épidémiques
Stade 2-cas isolé
Stade 3-cas de foyer épidémique (à partir de 2 cas déclarés, groupés dans le temps et l’espace)
Stade 4-cas de plusieurs foyers humains distincts et autochtones
Stade 5-cas de répartition diffuse de cas humains autochtones au-delà des foyers déjà individualisés.

A chaque cas correspond un dispositif de réponse proportionnelle, qui prévoie dans les territoires concerné:
-des procédures accélérées de détection de cas suspect
-des procédures de déclaration accélérée des cas avérés
-des actions d’information et d’alerte vers les professionnels de santé
-des dispositifs éventuels de désinsectisation coordonnés par les préfectures dans les périmètres concernés
-des actions de communication auprès du grand public, graduelles selon la proximité avec les cas déclarés.

C’est grâce à la performance de ce type de dispositif que les autorités sanitaires et les organismes en charge de la surveillance ont pu préserver jusqu’à maintenant la Métropole de ces menaces d’épidémie.

Moustique tigre : comment le reconnaître ? – ce qu’il faut savoir sur lui

L’AedesAlbopictus est plus petit qu’une pièce de 1 cent (il ne mesure que quelques millimètres), il a un vol assez lent et il est facile à écraser en vol. Vu de plus près, on distingue qu’il est noir avec des rayures blanches sur les pattes et sur l’abdomen, ce qui lui vaut son surnom de moustique tigre (on aurait dû l’appeler moustique zèbre, mais il perdait sa connotation dangereuse.

Habitué dès son origine asiatique à naître dans des petits gites (plantes retenant l’eau), il a pu aisément coloniser toutes sortes de gites larvaires accidentels que lui propose l’environnement urbain et péri-urbain : coupelles sous les pots de fleurs, arrosoirs, vieux pneus, gouttières bouchées, etc…). La meilleure solution pour mieux s’en prémunir est de vider toutes ces petites « retenues d’eau » ou de les renouveler au moins une fois par semaine (cf article : http://vigilance-moustiques.com/moustiques-en-france/comment-se-proteger/)

Venu d’Asie, le moustique tigre est d’une adaptaabilité hors du commun, ce qui lui a permis de coloniser 60 pays dans le monde, et de faire partie des 10 espèces les plus invasives au monde (source signalement-moustique.fr).

 

Taille moustique tigre